Après 80 ans, certaines règles fiscales changent et limitent la possibilité de faire un don d’argent sans déclaration. Le dispositif spécifique du don familial de sommes d’argent, valable jusqu’à 80 ans, n’est plus accessible, mais d’autres abattements fiscaux restent possibles. Vous pouvez encore transmettre des sommes importantes à vos enfants ou petits-enfants, à condition de respecter les plafonds légaux. Voyons ensemble ce que vous pouvez encore donner après 80 ans et dans quel cadre.
| Informations clés | Détails |
|---|---|
| Dispositif supprimé | Don familial de sommes d’argent (plafond 31 865 €), valable uniquement jusqu’à 80 ans |
| Abattement parent/enfant | 100 000 € tous les 15 ans, sans limite d’âge |
| Abattement grand-parent/petit-enfant | 31 865 € tous les 15 ans, même après 80 ans |
| Déclaration obligatoire | Au-delà des abattements, le don doit être déclaré et peut être taxé |
| Alternatives | Assurance-vie, donation-partage, démembrement de propriété |
- Après 80 ans, le don familial en espèces n’est plus autorisé.
- Les abattements classiques (100 000 € parent/enfant) restent applicables.
- Au-delà des plafonds, une déclaration et des droits de donation s’imposent.
Quel montant peut-on donner sans déclaration après 80 ans ?
Après 80 ans, le plafond du don familial en espèces n’existe plus. En revanche, vous pouvez donner jusqu’à 100 000 € à chaque enfant, 31 865 € à chaque petit-enfant et 5 310 € à un arrière-petit-enfant, sans payer de droits de donation, à condition de respecter la règle de renouvellement tous les 15 ans. Ces sommes sont indépendantes pour chaque bénéficiaire.
Quelles exonérations fiscales disparaissent après 80 ans ?

Le principal dispositif supprimé est le don familial de somme d’argent. Avant 80 ans, il permettait de transmettre 31 865 € en espèces, par chèque ou virement, à un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant, en plus des autres abattements. Dès le 80e anniversaire du donateur, cet avantage n’est plus applicable, ce qui réduit les possibilités de transmettre des liquidités sans fiscalité.
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Quels abattements restent possibles après 80 ans ?
Les abattements généraux continuent de s’appliquer. Ces dispositifs permettent de transmettre des montants significatifs à sa famille sans droits de donation, même après 80 ans.
| Lien de parenté | Montant exonéré | Renouvellement |
|---|---|---|
| Parent → enfant | 100 000 € | Tous les 15 ans |
| Grand-parent → petit-enfant | 31 865 € | Tous les 15 ans |
| Arrière-grand-parent → arrière-petit-enfant | 5 310 € | Tous les 15 ans |
| Entre époux ou partenaires PACS | 80 724 € | Tous les 15 ans |
| Entre frères et sœurs | 15 932 € | Tous les 15 ans |
Ces abattements s’appliquent cumulativement avec d’autres dispositifs, ce qui peut permettre une transmission progressive importante même après 80 ans.
Quelle est la différence entre un don manuel et une donation déclarée après 80 ans ?
Le don manuel correspond à une remise directe d’argent ou de biens (espèces, virement, bijoux, valeurs mobilières). Il doit être déclaré aux impôts dès qu’il dépasse les abattements.
La donation notariée, elle, nécessite un acte officiel, obligatoire pour les biens immobiliers. Après 80 ans, cette distinction reste valable : un don manuel supérieur au plafond doit être déclaré, tout comme une donation formalisée devant notaire.
Que se passe-t-il si le don dépasse le plafond autorisé ?

Si le montant transmis dépasse les abattements, le don doit être déclaré et les droits de donation s’appliquent. Ces droits sont calculés selon un barème progressif.
Par exemple, si vous donnez 150 000 € à un enfant après 80 ans, seuls 100 000 € seront exonérés. Les 50 000 € restants seront imposés selon le barème fiscal (par tranches allant de 5 % à 45 %). Cette taxation s’applique uniquement sur la part excédentaire.
Existe-t-il des solutions alternatives pour transmettre de l’argent après 80 ans ?
Même si le don familial en espèces n’est plus possible, d’autres solutions restent ouvertes. L’assurance-vie permet de transmettre un capital en bénéficiant d’une fiscalité allégée, notamment si les versements ont été effectués avant 70 ans.
La donation-partage permet d’organiser la transmission de son patrimoine entre plusieurs héritiers. Le démembrement de propriété, enfin, autorise à donner la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit, ce qui réduit les droits à payer. Ces solutions nécessitent souvent un accompagnement notarial pour optimiser leur efficacité.

