Le géant de l’intelligence artificielle Nvidia vient d’échapper à une perte colossale de 8 milliards de dollars, suite à une décision inattendue de l’administration Trump. Après des mois de lobbying intensif et une rencontre décisive entre le PDG Jensen Huang et le président américain, la firme a obtenu une licence d’exportation pour ses puces H2O vers la Chine, rouvrant ainsi un marché estimé à 50 milliards de dollars.
- Les puces Blackwell restent interdites à l’exportation vers la Chine.
- La décision de Trump marque un tournant dans la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine.
- Nvidia pourrait franchir la barre des 5 000 milliards de dollars de valorisation si les résultats trimestriels confirment la tendance.
Une guerre technologique aux enjeux colossaux

Depuis plusieurs années, les États-Unis imposent des restrictions sévères sur l’exportation de technologies avancées vers la Chine, par crainte qu’elles soient utilisées à des fins militaires. Les puces Blackwell, les plus puissantes de Nvidia, sont totalement interdites d’exportation. Pour contourner ces limitations, Nvidia a conçu les puces H2O, une version allégée respectant les règles initiales.
Mais en avril, l’administration Trump a durci sa position en interdisant également ces puces H2O. Cette décision a provoqué un choc financier pour Nvidia, qui a dû interrompre ses livraisons, enregistrant une charge de 4,5 milliards de dollars liée à des stocks excédentaires et des obligations d’achat.
Le rôle décisif de Jensen Huang
Face à cette menace, Jensen Huang a lancé une offensive diplomatique directe. Après plusieurs mois de lobbying, il a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche le 6 août. Deux jours plus tard, le Département du Commerce délivrait les premières licences permettant à Nvidia de reprendre ses exportations vers la Chine.
Lors d’un sommet sur l’IA, Trump a reconnu avoir envisagé des mesures antitrust contre Nvidia avant de rencontrer Huang. « Je me suis dit : ‘On va le démanteler’ », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il avait changé d’avis après avoir appris à connaître le PDG.
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Une victoire stratégique pour les États-Unis

Ce revirement ne profite pas uniquement à Nvidia. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir la domination américaine dans le secteur de l’intelligence artificielle. En permettant à Nvidia de rester compétitif sur le marché chinois, les États-Unis s’assurent que les plateformes américaines restent les plus attractives pour les développeurs d’IA, y compris ceux basés en Chine.
Huang a souligné que les modèles open source chinois comme DeepSeek et Qwen tournant sur des infrastructures américaines offrent une visibilité précieuse sur l’évolution mondiale de l’IA. Selon lui, « l’Amérique gagne quand ces modèles fonctionnent mieux sur des plateformes américaines ».
Une valorisation record et des perspectives prometteuses

Nvidia, déjà première entreprise mondiale en termes de valorisation, a récemment franchi le cap des 4 000 milliards de dollars. Depuis l’annonce de la levée des restrictions, sa capitalisation approche les 4 450 milliards. Si les résultats trimestriels à venir confirment cette dynamique, la firme pourrait bientôt atteindre les 5 000 milliards, un seuil jamais vu dans l’histoire des marchés.
Les investisseurs attendent avec impatience les prochains chiffres, qui pourraient refléter l’impact immédiat de la réouverture du marché chinois. Nvidia n’a pas souhaité commenter, et le Département du Commerce n’a pas répondu aux sollicitations.
Une bataille gagnée, mais la guerre continue
Malgré cette victoire, la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine est loin d’être terminée. Les restrictions sur les puces les plus avancées restent en vigueur, et de nouvelles régulations pourraient surgir. Nvidia devra continuer à naviguer dans un environnement géopolitique instable, tout en consolidant sa position de leader mondial de l’IA.

